17/11/2017 - 16:51

Sébastien et Thomas #Drupal, le bonheur des plateformes web !

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En tant que chef de projet technique et architecte front, comment accompagnez-vous les clients dans leurs problématiques de sites ?

 

Sébastien - Sur un projet de 6 mois, 4 vont être consacrés à la technique uniquement, et elle ne se résume pas seulement à la production. Durant la phase de conception, un chef de projet technique doit apporter à ses clients des dispositifs innovants, et assurer la faisabilité, afin de permettre à chacun d’exercer son expertise et ses envies sans surprise en fin. Puis notre casquette passe par celle d’un architecte, qui va concevoir techniquement le projet, ceci permettra pour le client d’avoir un projet solide, avec les bonnes pratiques, et donc évolutif. Enfin, on passe en mode gouvernance, et on assume les délais et surtout la qualité de nos livrables.

Thomas - L’Atomic Design est souvent une très bonne solution pour les problématiques de nos clients. On commence par les sensibiliser sur la notion de charte web, point fondamental pour l’expression de leur marque à travers une interface utilisateur. Puis, on met en place un ensemble de composants d’interface modulables et réutilisables à l’infini permettant de répondre à leurs problématiques.

 

Pour vous aujourd’hui, quelles sont les clés de la réussite d’un projet et quelles sont les qualités requises pour être de bons chef de projet technique et architecte front ?

 

Sébastien - C’est un projet qui prend le temps dont il a besoin pour se construire et qui sait donc prioriser ses besoins. Cela permet de se concentrer sur la qualité, et sur les objectifs premiers du site. Mais c’est également un projet qui prend en compte l’évolution du Web, de ses technologies et donc de ses capacités. C’est donc un site efficace et innovant.

Thomas - La clé est la capacité de comprendre et de savoir synthétiser les problématiques et les enjeux d’un projet, mais également au sein de son agence. Être capable de concevoir une réponse technique qui soit la meilleure synthèse possible d’un compromis trouvé en équipe. Et enfin, savoir automatiser et auto-documenter au maximum les process.

 

Vous êtes connaisseurs de la technologie Drupal, comment avez-vous construit votre expertise ? Drupal permet-t-il de bâtir des écosystèmes digitaux complexes multi support / plateformes / international ?

 

Sébastien - J’ai utilisé ce CMS en tant que développeur. Je me suis aperçu que je faisais face non pas à un CMS, mais à un framework. La communauté et la qualité de ses contributions est aussi fondamental face aux concurrents directs. Je suis ensuite passé architecte. Aujourd’hui, je tente de participer fortement à la communauté. Je suis à la 3e étape de la fameuse phrase : savoir faire, savoir faire faire, et faire savoir. Drupal n’est pas dédié à un usage et s’adapte à celui qu’on lui imagine. Sa force est la taille de son écosystème, avec une très grande communauté internationale (plus de 1,2 millions de sites avec plus de 100 000 contributeurs actifs). Grâce à cette communauté, son positionnement est d’offrir une expérience forte pour le client, le développeur et l’éditorial. Quelques rappels sur nos propres expériences avec Drupal : nous avons réalisé des sites vitrines, des e-commerces, des usines à sites, des sites multi langues, multi-pays/langues, des extranets, des API… Ainsi, sengager.fr  est un site vitrine des emplois de l’armée de Terre proposant également un extranet pour les candidats durant l’ensemble de leurs parcours, une API (Application Mobile Interface) pour l’ensemble des applications mobiles et un intranet pour tous les recruteurs.

Thomas - A force de réaliser des projets complexes, et avec l'exigence d’épouser au maximum la philosophie de Drupal, nous avons su concevoir la meilleure méthode possible. Cette méthode étant une synthèse de ce qui fait les multiples forces des projets Drupal réalisés par Insign. C’est-à-dire : du sur-mesure graphique ; un respect de la philosophie de Drupal ; une simplicité de l’administration ; de la maintenabilité et de l’évolutivité optimales ; une documentation de l’interface dans un styleguide ; un thème framework complet.

 

Pensez-vous que la technologie Drupal va se développer et pour quelles raisons ? Quels sont pour vous les enjeux de demain liés à la conception de sites ? 

 

Sébastien - Bien sûr ! Car de version en version, Drupal est à l’écoute de la transformation du Web. Dans l’histoire de Drupal, nous sommes passés d’un blog à un blog communautaire, à un CMS, et enfin à un gestionnaire d’informations. Il faut se rappeler, que la direction de Drupal se fait en grande partie par sa communauté et donc par les besoins de celle-ci. Quoi d’autre peut être plus pertinent que le besoin pour tracer un avenir ? Nous parlons déjà depuis plus d’un an de micro-services et de découplage. En parallèle, Google pousse sur le PWA (Progressive Web App) et le AMP (Accelerated Mobile Pages). Il est certain que le mobile est ancré dans le web, mais l’usage va encore évoluer. Le contenu ne sera surement plus l’enjeu d’un site web. N’oublions pas non plus les assistants personnels qui nous délivrent et délivreront les informations dont nous aurons besoin. L’usage est et sera encore davantage l’enjeu de demain. Il y aura donc 2 sujets : le contenu face à son usage, et l’interface.

Thomas - On constate une convergence entre la philosophie de Drupal et l’écosystème front. On retrouve la même ligne conductrice qui tend à l’éclatement modulaire des données et de l’interface. Le tout avec l’accent mis sur le mobile, déjà considéré comme prioritaire depuis plusieurs années par les acteurs majeurs du web. Drupal est donc complètement en phase avec cette évolution et nous sert de levier pour améliorer encore l’expérience utilisateur des clients de nos clients.
 

Le choix d’une technologie a-t-il un impact sur les organisations ? En agence ? Chez les clients ?

 

Sébastien - Il est important d’apprécier le gain pour le webmaster, pour le marketing, pour le CTO, pour le développeur et pour le décisionnaire. C’est pour cela qu’il faut comparer la qualité du socle technique à sa capacité de répondre aux besoins d’un projet, mais aussi vérifier la capacité du socle à évoluer, la notoriété et la dynamique de la technologie à travers ses propres évolutions et celles de sa communauté. Une technologie propose aussi une offre sur la maintenabilité ou la sécurité qui aura un coût direct sur « la dette technique ».

Thomas - Il est essentiel dans la réalisation d’un projet, car c’est un socle à partir duquel nous allons tous nous accorder. Il implique des fonctionnalités et une philosophie qu’il convient d’appréhender à tous les niveaux pour pouvoir en tirer le meilleur parti. Pour le développeur front, l’enjeu est de bien comprendre tous ces aspects pour pouvoir trouver le juste milieu entre couverture graphique des fonctionnalités natives à Drupal, et customisation graphique.

 

Sur quels critères une entreprise devrait-elle juger le service d’une agence dans le cadre d’un projet de site ambitieux ?

 

Sébastien - D’un point de vue technique, il s’agit de la capacité à proposer des dispositifs audacieux mais réalistes face à projet client. Au coeur de la phase de production, le jugement doit se faire sur la qualité du livrable (performance, sécurité, produit maintenable, évolutif…).

Thomas - La qualité technique est essentielle, tout comme la cohérence globale dans tout ce qui est réalisé. Plus cette cohérence est réelle et évidente, plus elle va garantir la qualité dans la durée.

 

SÉBASTIEN ROSE, CHEF DE PROJET TECHNIQUE

THOMAS MARTIN, ARCHITECTE FRONT