28/06/2018 - 16:35

Yvain et Mickaël, Agile Hackers

yvainmickael.png

Quel est votre rôle au sein d’Insign ?

Mickael : Directeur associé, j'accompagne les métiers de la communication dans leur transformation digitale et à déployer des stratégies qui accélèrent leur croissance ; côté interne, j’essaie d’infuser la culture du digital au sein des équipes de l’agence.

Yvain : Facilitateur, en charge de l’Intelligence collective, j’accompagne les équipes interne et client à co-construire dans une relation de partenariat avec un objectif : tirer le meilleur de chacun et du groupe pour allier vitesse et efficacité.

Quelle est votre définition de l’agile ? Quels en sont selon vous les grands principes ?

Mickaël : Je vais citer Beckett, parce que je trouve que ça colle tout particulièrement bien à l’esprit agile : « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. ». Dit autrement, c’est une façon, d’abord, d’accepter l’incertitude dans un projet et, ensuite, de mieux la maîtriser.

Yvain : La capacité d’une organisation à livrer de la valeur au plus tôt tout en s’adaptant aux changements de son environnement. Un état d’esprit avant toute chose.

En quoi les méthodes agiles contribuent-t-elles à améliorer la performance des entreprises ?

Mickaël : Précisément parce que dans un monde où tout change très vite, vouloir être certain de tout pour longtemps n’a aucun sens. Tout ce qui permet d’être plus souple et de s’adapter vite est bon à prendre, pour peu que l’on sache garder un cadre structurant dans le même temps.

Yvain : Le principe de Pareto nous l’enseigne : 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes. En se concentrant et se recentrant de manière itérative et permanente sur ce qui a le plus de valeur ajoutée, donc les 20%, on augmente de facto la performance économique et sociale de l’entreprise.

Yvain, toutes les entreprises sont-elles à égalité dans l’agile ? Qu’est-ce qui fait que l’on est capable d’agilité ou pas ?

Yvain : C’est un état d’esprit avant tout, donc non, toutes les entreprises ne sont pas à égalité. De multiples facteurs entrent en jeu : la taille de l’entreprise, sa culture intrinsèque, la nature du management. Michael Jordan dit « si j’ai le record du nombre de paniers, et si j’en ai marqué autant, c’est que j’ai pu tenter, oser ». Le droit à l’erreur est ainsi fondamental dans notre apprentissage et notre réussite, les neurosciences en attestent : notre cerveau apprend et réussit grâce à l’analyse des erreurs de prédiction positive et négative qu’il réalise. L’agile relève du même constat : réfléchissons vite, agissons vite, trompons-nous ou réussissons vite, ajustons vite. Et recommençons. Les entreprises qui adoptent cette posture sont capables d’agilité, et donc de performance.

Mickaël, l’agilité marque-t-elle définitivement une rupture avec les schémas traditionnels ? Et comment amener une entreprise traditionnelle à se redéfinir ?

Mickaël : Je pense que c’est d’abord une question de culture. Dans une culture où l’erreur n’est pas acceptée, il est clair pour moi qu’il n’y a pas d’innovation possible. Le principe même de « sérendipité » ne peut simplement pas exister si le droit à l’erreur n’existe pas de façon concomitante. On m’a toujours dit que l’on apprend plus de ses erreurs que de ses succès. Donc laissons à tous le droit d’apprendre mieux ! Le propre de l’agilité est aussi de favoriser l’interdisciplinarité : rien de mieux pour casser les silos des organisations.

Etat d’esprit, méthodes, outils, concrètement chez Insign, comment initiez-vous vos clients ? Et vos équipes ?

Mickaël et Yvain : Peu de théorie, beaucoup de pratique. Les serious game sont un excellent moyen de faire vivre l’état d’esprit et de faire ressentir à chacun que c’est du bon sens. Bien entendu ensuite, nous nous appuyons sur des méthodes reconnues : Srum / Kanban / Design Sprint / Lego serioux Play / Creative Problem Solving…

Comment voyez-vous l’agilité de demain ?

Mickaël et Yvain : L’agile est un succès quand on en parle plus, lorsque l’état d’esprit fait partie de l’ADN de l’entreprise. Etre agile devra naturellement s’adapter au contexte mouvant de nos sociétés, de notre économique, et du bouleversement technologique que nous vivons.

5# sur l’agilité ?

#DarwinIsAgile

#BetterDoneThanPerfect

#MistakesAreGood

#FailFast

#StopThinkingStartDoing

 

MICKAËL SAN JUAN, DIRECTEUR ASSOCIÉ

Voir le profil Linkedin de Mickaël

YVAIN JURY, FACILITATEUR

Voir le profil Linkedin d’Yvain