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Chaque mois de janvier, Las Vegas devient bien plus que la capitale des jeux d’argent : elle se transforme en épicentre mondial de l’innovation. Le CES n’est pas un simple salon technologique. C’est un baromètre des tendances à venir, un accélérateur de business et un révélateur de crédibilité pour les startups qui ont pour ambition de jouer à l’échelle internationale.
Pour une startup française, y assister est stratégique pour soutenir une ambition de développement à l’international, en complément d’une présence sur d’autres salons plus spécialisés et orientés B2B.
On y trouve investisseurs, grands groupes, médias et décideurs venus du monde entier. En quelques jours, une entreprise peut obtenir une visibilité qu’il lui faudrait des mois à construire autrement. Être présent au CES, c’est montrer que l’on est prêt à se confronter aux standards internationaux, à pitcher face à des concurrents mondiaux et à dialoguer avec les acteurs qui façonnent les marchés de demain.
Au-delà de la vitrine que le CES représente, c’est un formidable terrain de validation.
Les retours sont immédiats, francs et parfois exigeants. On y teste une proposition de valeur, on y affine son discours au fil des jours et on y mesure l’adéquation produit-marché à une échelle globale car les visiteurs et participants peuvent venir de Taïwan, de Corée du sud, comme des Etats-Unis, du Maroc ou bien du Brésil.
C’est dans ce contexte que Insign accompagnait Neoia au CES 2026. Sur le terrain, un constat s’est imposé : l’intérêt pour les solutions françaises est réel, tangible et en nette progression. Les échanges avec des partenaires, investisseurs et des grands comptes ont confirmé une attente forte pour des technologies robustes, différenciantes et porteuses de sens comme c’est le cas pour Neoia. Partant d’une problématique, qui est celle d’une perte en captation de l’énergie solaire à cause de panneaux photovoltaïques peu nettoyés, la start-up bretonne s’est spécialisée dans le nettoyage de panneaux solaires à l’aide de robots autonomes capables de maintenir une efficacité optimale tout au long de l’année en utilisant la rosée du matin. Cette ambition d’une innovation utile, il n’est pas difficile de la retrouver dans les allées du pavillon français.
Être accompagné à un événement de cette envergure fait aussi la différence. Comprendre les codes du marché américain, structurer son discours, cibler les bons interlocuteurs et transformer la visibilité en opportunités concrètes est un enjeu clé. Le CES ne récompense pas seulement l’innovation mais la capacité à raconter une histoire, son histoire et à l’inscrire dans une vision claire et ambitieuse.
Pour les start-ups françaises, le message est clair, le CES est bien plus qu’un salon. C’est le passage stratégique pour celles qui veulent accélérer, s’internationaliser et affirmer leur ambition. La French Tech à toute sa place et y est attendue.
Andréa Raphanel, Account Director, Insign US.








