09/02/2018 - 10:17

Journal, café, croissance

439ème place au palmarès des Échos des 500 champions de la croissance ! Interview croissance avec Lionel Cuny, Président d’Insign
lionel_cuny.jpg

1. Vous êtes pour la deuxième année consécutive dans le classement des 500 entreprises à plus forte croissance et plus précisément dans le Top 30 du classement média et communication. Quelle a été votre stratégie pour arriver à ce niveau de croissance ? 

Une agence c’est une entreprise. Pour se développer, il faut prendre des risques, innover, tenter des choses, accélérer sur ce qui marche, arrêter ce qui ne marche pas. Pour nous ça veut dire investir dans nos talents au travers de la formation et de l’accompagnement, recruter des gens forts qui vont nous bousculer et surtout les recruter en avance par rapport à la réalité du business. Enfin, c’est compléter nos savoir-faire grâce à une stratégie de croissance externe ciblée, je pense notamment à Onibi, qui nous permet d’aller plus vite sur les marchés où l’on pouvait manquer de visibilité. Pour finir, il faut créer un climat de confiance, où l’échec n’est pas un problème, où l’on laisse place à l’initiative et au plaisir qui sont des drivers forts d’engagement.

 

2. Vous vous positionnez comme une agence de Business Hacking® : c'est quoi être un hacker au quotidien ? La communication peut-elle avoir un réel impact sur la propre croissance de vos clients ?

Être hacker, c’est considérer que les schémas établis sont en train de vaciller et qu’il faut réinventer notre métier de conseil et de créateur. C’est sortir des logiques de silos entre les métiers et penser l’organisation en mode plate-forme, en combinant des Talents et former les équipes les plus pertinentes pour avoir de l’impact chez nos clients. Être hacker, c’est ne pas avoir de legacy publicitaire et refuser de considérer le digital comme un simple canal. Être hacker, c’est se positionner du côté de la croissance et de l’impact, de travailler tous les jours avec conviction, d’accepter de revenir en arrière, de tester et d’apprendre, d’aller plus vite à la solution en élargissant le sprint design à beaucoup de problématiques.

 

3. Face aux nouveaux modèles des agences "traditionnelles" et des acteurs hybrides tels que les cabinets de conseil, comment voyez-vous l'avenir à horizon 2020 ? Qu'est ce qui fera selon-vous la différence ?

Ce qui fera la différence, c’est que nous ne serons plus vus comme une agence mais comme une plate-forme unique de compétences internes et externes, capable d’aider nos clients à être des « Game changers ». Il faut à la fois être capable de penser la stratégie et de l’exécuter. C’est ce que cherchent à faire les cabinets de conseil qui ont bien compris que la valeur était aussi dans l’exécution. Enfin, il faut investir dans l’innovation, la R&D et la technique. D’une part, nous sommes une industrie créative et nous sommes une des rares industries à ne pas consacrer tous les ans une part de nos profits à la R&D. Nous investissons tous les ans une somme conséquente à chercher, concevoir, prototyper…parce que nous sommes persuadés que c’est là que se trouve la capacité à faire la différence. « Integration is the way to perfection ». C’est Henry Ford qui le disait et Elon Musk qui l’a repris. La techno ne peut pas être considérée comme une externalité non stratégique que l’on peut sous-traiter dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui.

 

4. Et sinon un hacker, ça mange quoi au petit-déjeuner ? 

Des vitamines pour avoir envie de renverser des montagnes, des carottes pour être toujours sympa, des sucres lents pour pouvoir enchainer des longues séances de boulot, et du café, du café et encore du café, un cocktail de fruits improbables pour l’audace et la folie de croire qu’on va pouvoir aussi changer le monde de nos clients.

 

On en parle autour d’un café ? cafecroissance@insign.fr