11/09/2019 - 11:23

À Los Angeles… 

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À Los Angeles… nous y sommes !

Nouveau bureau, nouveau marché, nouveaux partenaires locaux mais aussi nouvelles tendances de consommation et haut lieu de la créativité et de l’innovation technologique et digitale. Notre présence californienne nous permet d’enrichir nos méthodologies et process de collaboration tout en ayant un regard intéressé et parfois curieux sur plusieurs points distinctifs tant sur le marché des agences que des annonceurs locaux. 

La multi-activité comme norme

Comportement ultra-développé au sein des agences locales, il est fréquent d’avoir plusieurs occupations professionnelles à Los Angeles. Un emploi majeur et d’autres activités en parallèle, qu’il s’agisse de travailler sur un projet d’entreprise ou encore de proposer ses services en tant que consultant indépendant. Pas de statut d’auto-entrepreneur ici, tout le monde peut facturer à partir du moment où les revenus générés sont déclarés.

Difficile d’imaginer un tel modèle en France où la majorité des collaborateurs d’agences travaillerait en parallèle sur leur projet d’entreprise ou en tant que consultants indépendants facturant leurs services à d’autres agences ou clients.

Pourtant, c’est un modèle qui bénéficie au collaborateur lui permettant de développer son réseau, d’être stimulé par d’autres responsabilités et in fine de faire également bénéficier l’agence de ses expériences menées en dehors de celle-ci.

À Los Angeles, avoir deux, trois ou quatre projets en parallèle quand on travaille en agences, c’est la norme. 

Des agences à taille humaine et à la croissance verticale

Effet miroir de la multi-activité et du nombre croissant d’indépendants, les agences profitent de ces réseaux de compétences externes pour venir construire des équipe dédiées dans le cadre d’un projet à durée déterminée. Les possibilités sont aussi larges que le nombre d’indépendants disponibles et ne se limitent donc plus aux collaborateurs in-house.
C’est ainsi que de nombreuses structures préfèrent rester à taille humaine en formant une core team d’une dizaine ou quinzaine de personnes à laquelle pourront venir se greffer à tour de rôle et selon les besoins projets des centaines de consultants indépendants pouvant travailler soit de chez eux soit dans les bureaux des équipes qu’ils rejoignent le temps du projet.
Autre point distinctif notable avec le marché français, en se concentrant sur leur core team, les agences locales font ainsi le choix de la spécialisation. Il est ainsi fréquent pour les agences de ne travailler que sur une partie bien précise du plan de communication laissant à d’autres les tâches qui ne font pas partie de leur expertise première.
Un luxe qu’elles peuvent se payer grâce à la taille du marché américain leur offrant déjà de nombreuses opportunités de travail et une assurance pour les annonceurs de travailler ainsi avec les experts pertinents pour leurs projets.

À Los Angeles, la flexibilité et la spécialisation des agences permettent de répondre aux besoins d’agilité et de vitesse des annonceurs. 

La culture du test et de la performance 

Au pays du “date”, tout comme les collaborateurs d’agences ne se limitent pas à un job à temps plein, les annonceurs aiment changer et tester de nouvelles méthodes et approches en collaborant avec différentes structures.

Ici le test ne fait pas peur et rend ainsi plus facile la possibilité de nouvelles collaborations dans le cadre d’un projet “test” pour lequel un vrai engagement financier est réalisé.
C’est ainsi une chance de pouvoir faire ses preuves et de se positionner en véritable partenaire de l’annonceur. Si vous vous rendez sur plusieurs sites d’agences californiennes, elles parlent bien de “Partners” et de non de “Clients” lorsqu’elles présentent leurs cas d’études.
Il est ainsi fréquent pour les agences d’être rémunérées en fixe et en variable en fonction de la performance des campagnes réalisées.
 

La performance se retrouve aussi, par exemple, dans la manière d’élaborer une stratégie de branding pour un annonceur. Plutôt que d’attendre la production complète de l’ensemble du matériel créatif pour obtenir un feedback utilisateur post-lancement, plusieurs itérations dès les premières étapes peuvent être réalisées afin de tester les directions stratégiques prises et de les ré-orienter, le cas échéant, dans une démarche test and learn en continu.

On retrouve également cette dimension lors du lancement d’un nouveau produit/service, lorsque la priorité est de montrer qu’on est capable de générer des revenus rapidement. En effet, il sera toujours temps de développer cette page supplémentaire sur le site web, ou bien encore d’optimiser la charte créative social media pour optimiser les taux de conversions, une fois que nous aurons pu démontrer qu’on est capable de générer des revenus. Cette approche mixte permet ainsi de ne pas attendre la fin d’un projet pour mesurer la performance de la campagne et pousse les équipes branding et performance à collaborer de manière agile et non en séquences successives. 

À Los Angeles, les annonceurs aiment le test et ne le prennent pas à la légère, surtout quand il est performant.

Le profil annonceur : l’esprit West Coast

Longtemps associée à l’entertainment et aux célébrités, Los Angeles attire aujourd’hui de plus en plus de talents de la tech et d’entreprises “Direct-to-Consumer” via le développement de la scène e-commerce. Plus particulièrement, certains secteurs comme la beauté et la mode tirent profit des influenceurs lifestyle locaux. Que ce soit via des mécaniques de co-création ou de promotions, les influenceurs ayant développé leurs propres communautés donnent la possibilité aux marques disposant de peu de moyens media de toucher les audiences qui comptent pour elles et de bénéficier d’un pouvoir de recommandation toujours existant. 

Parmi les entreprises les plus populaires de la région, nous trouvons le groupe GOAT et sa plateforme de vente de sneakers, qui a reçu un investissement de 100 millions de dollars de Foot Locker plus tôt cette année, des entreprises DtoC comme Ritual, fournisseur de vitamines, Dollar Shave Club, appartenant à Unilever ou encore le produit American Girl du groupe Mattel. Cette entreprise qui propose à la base un produit de poupées personnalisables va jusqu’à offrir une palette de services additionnels pour accompagner la poupée dans sa vie du quotidien. Une success story typiquement californienne qui ressemble aux modèles des jeux vidéos mais ici de manière physique !

Autre entreprise DtoC, The Honest Company, spécialisée dans les produits biologiques pour les enfants et pour la maison, confirme ce penchant qu’a Los Angeles pour l’engagement responsable et sa conscience écologique ultra-développée. 

Les univers de la Food et du Wellness se développent fortement sur ce sujet avec, par exemple, deux entreprises de la scène Food Tech californienne : Impossible Foods et Beyond Meat dont la mission est de créer des steaks de burger sans viande à partir de plantes tout en donnant l’impression de manger de la viande.

 

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Source : https://impossiblefoods.com/

 

 

Burger King a par ailleurs lancé sur le marché US son nouveau “Impossible Whopper” dont le steak n’est autre qu’un steak de la marque Impossible Foods à base de plantes. La firme vient  de voir son action grimper de 6%. En plus d’être écologiquement responsable, la démarche est également performante financièrement.

Autre exemple intéressant, celui de TOMS, à la base un magasin de chaussures, qui ouvre un café permettant de consommer et de travailler sur place tout en pouvant découvrir leurs derniers modèles.
Au-delà de ce type d’expérience retail mixte encore peu développée en France, TOMS fait partie de ces entreprises californiennes, en particulier basées à Los Angeles, qui mettent l’engagement de la marque et son impact social positif au premier plan.
On est ainsi invité, en se rendant sur le site de TOMS, à choisir la cause que l’on souhaite soutenir puis à découvrir les histoires réelles existantes liées à notre impact en tant que consommateur. 

 

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Source : https://stories.toms.com/

 

 

À Los Angeles, défendre l’égalité peut se faire en achetant des chaussures tout en buvant un café.

Comprendre les enjeux locaux, collaborer avec les talents, anticiper les attentes spécifiques des annonceurs et celles des consommateurs dans leur globalité incluant les attentes en termes d’engagements sociétaux et environnementaux, c’est la mission que nous nous sommes fixés avec l’ouverture de ce nouveau bureau californien. 

En effet, la Californie est un magnifique terrain de jeu qui est passée 5ème puissance mondiale devant la France actuellement en 7ème position.

Ainsi, s’implanter pour une entreprise française en Californie permet de poser un premier pied aux États-Unis tout en concentrant ses efforts sur un marché test à haut potentiel.
Gagner en Californie est donc la première étape pour gagner aux États-Unis !

 

BENJAMIN NAÏM, ASSOCIÉ FONDATEUR DU BUREAU DE L.A

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